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Le saut à l’élastique n’est pas un sport mais une activité extrême (car cela ne nécessite aucun entraînement physique, il n’y a aucune codification liée à une quelconque compétition et encore moins de champions), qui peut également être perçue comme une certaine philosophie, dans le dépassement de soi. Tout le monde peut donc pratiquer l’activité, à condition de n’avoir aucune contre-indication médicale à cela (vertige de Meynière, grossesse, maladies cardiaques…) et d’être encadré par une équipe spécialiste de l’activité.

A l’origine du saut à l’élastique, le « saut de Gaul » est un rituel encore pratiqué de nos jours par les Saa, une petite communauté de la république Vanuatu, un Etat de Mélanésie au sud de l’île de Pentecôte. Ce rite consiste à sauter d’une tour de 25 m de haut et parfois plus, fabriquée durant l’année d’avril à juin, (date de maturité de l’igname, une plante grimpante, constituant l’essentiel de leur alimentation) à l’aide d’une simple liane attachée à leur chevilles. Les jeunes garçons surmontant ce rituel sont ensuite considérés comme adultes.

L’élastique s’est énormément développé à partir des années 80 et le premier saut en Europe fut celui de David Kirke, un anglais qui sauta du pont de Clifton de Bristol, le 1 Avril 1979.

Une réglementation Ministérielle existait depuis 1989, mais celle-ci était clairement insuffisante. Elle fut donc remplacée lors de réunions entre l’AFNOR et des pratiquants du saut à l’élastique. Une nouvelle norme de sécurité, en vigueur depuis le 15 août 2005 y fut rédigée : les normes NF S52-501 et NF S52-502.

La pratique du saut dans le cadre de notre association respecte ces normes, mais elle va également au-delà. Rien n’est laissé au hasard et chacun des membres de l’équipe s’assure que tous les éléments de la « chaîne de vie » du sauteur soient à leur place.